Sur les traces du muscardin, mais pas que… !

Découvrez l'article de Marie-Laure qui a participé à la sortie "Muscardin" samedi 30 mars.

C’était le samedi 29 mars,

Découverte de chemins sur le bord du sentier, plein de gueules de terriers creusés par des blaireaux. Ils aiment ce terrain très sableux.

Ils y dorment le jour, et sortent à la nuit tombée. Attention, si on est à l’affut, de ne pas être dans le sens du vent, à la moindre odeur révélant notre présence, le blaireau restera bien caché. Petites astuces : avoir un appareil à bulles, un peu de farine ou du talc à saupoudrer afin de voir dans quel sens souffle la brise.

Le blaireau se nourrit d’invertébrés (insectes, araignées, lombrics,…), de fruits mûrs, de végétaux…

Le blaireau est un plantigrade comme le lièvre, l’écureuil, la musaraigne.

Rencontres végétales avec des orchis mascula et des anémones sylvie qui ornent les sous bois.

A savoir : L'anémone sylvie est une plante de sous-bois très rustique. On l'utilise au jardin pour donner un aspect esthétique et couvrir les sols. Elle permet également de diminuer le désherbage grâce à son système racinaire particulier. Bien que facile d'entretien et utile, il faut rester vigilant car l'anémone sylvie est une plante toxique pour les humains ainsi que les animaux.

Une noix a été trouvée, cassée en deux mais pas de noyers à l’horizon…

A savoir : les corneilles mangent des noix et sont suffisamment intelligentes pour se servir de la dureté du sol d’un parking pour les casser en les lâchant, une ou plusieurs fois, du ciel. 

Sur la piste d’un sanglier : traces dans la boue avec présence de 2 gardes en arrière des deux sabots. Egalement longs poils de soie accrochés aux barbelés. Ces poils sont fourchus c'est-à-dire divisés en deux à l’extérieur.

Le sanglier est un ongulé comme le chevreuil.

Sur la piste d’un chevreuil : traces dans la boue.  Son empreinte est petite. Les deux sabots sont fins et se touchent presque à leur extrémité avant. Didier nous montre un bois de chevreuil qu’il a trouvé.

A l’écoute d’une fauvette à tête noire (chant très mélodieux), d’un rouge-gorge (quelques notes descendantes) et d’une mésange charbonnière (« Steewee ! Steewee ! »)

https://www.chant-oiseaux.fr/rouge-gorge-familier/

https://www.chant-oiseaux.fr/mesange-charbonniere/

https://www.chant-oiseaux.fr/fauvette-a-tete-noire/

 

Rencontre végétale avec des prêles qui servent comme les orties à faire du  purin.

 

Et les muscardins ????????????????????????

Ca arrive….. ! , enfin pas les muscardins mais les nids, plein, plein. A hauteur et bien cachés dans les broussailles, ronces, branchages. Ils peuvent se situés jusqu’à 2 m de hauteur. Seuls les nids d’hiver sont au sol et dissimulés sous les feuilles pour être protégés du froid. Dedans les nids, on retrouve aussi parmi les herbes des feuilles séchées.

Le muscardin se nourrit de noisettes pendant la saison d’automne mais aussi de baies, de mûres, de bourgeons, de faînes de hêtre, châtaignes, fleurs et même d’œufs d’oiseaux voire d’escargots, cela dépend de son environnement. Une noisette grignotée par un muscardin se reconnait au trou rond régulier que le petit rongeur fait sur le dessus en laissant un bord intérieur lisse mais un bord extérieur gravé de traces de dents obliques.

Lorsqu’il passe sur les fleurs se délecter de leur pollen, il contribue à la pollinisation : aspect non négligeable pour l’a biodiversité !

Il a besoin d’avoir mangé suffisamment pour résister au froid de l’hiver, la noisette, le gland ou graines lui permettent de faire des réserves de graisse. Il hibernera d’octobre à mars. Durant son sommeil, il va économiser de l’énergie en respirant très peu et en faisant descendre sa température corporelle autour de 5°C. Malgré tout, lors de son réveil au printemps, il aura perdu 50 % de son poids de début d’hibernation !

En dehors de sa période d’hibernation, le muscardin ne sort qu’à la tombée de la nuit pour trouver de quoi manger. Son aire d’investigation se réduit à quelques dizaines de mètres, c’est un sédentaire. Il construit de nouveaux nids selon ses trouvailles alimentaires mais reste donc dans le même secteur. Son prédateur, la chouette, ne l’attrape pas si souvent car il sait se protéger dans les ronces.

A savoir :

Le Muscardin (Muscardinus avellanarius) est un petit rongeur nocturne et farouche qui fait partie des micromammifères au régime essentiellement végétarien. Comme le loir et le lérot, il appartient à la famille des Gliridés. Son nom viendrait de l’odeur de musc que son pelage dégage.

 

Le muscardin, espèce protégée

Le muscardin fait partie des espèces animales menacées qui sont protégées en France au titre de l’arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères terrestres protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection.

Au-delà des prédateurs du muscardin (chouette effraie, faucon, renard, sanglier) qui s’attaquent à eux pendant leur hibernation, ce sont aussi les pratiques sylvicoles qui contribuent à menacer le muscardin. En effet, la destruction des lisières forestières et des ronciers, l’arrachage des haies et le remplacement des forêts de feuillus par de la monoculture intensive de résineux aboutit à la disparition du milieu favorable au muscardin.

Les hivers longs et froids peuvent favoriser une forte mortalité des muscardins, également, tout comme lorsqu’ils sont courts et trop doux empêchant une hibernation correcte.

 

Clématites des haies, le muscardin peut s’en servir pour son nid.

 

L’au revoir du lézard vert !